Torpeur passagère (suite)

Publié dans pensées, révolte le juin 27, 2008 par lepapillonbleu

Sa vie est un tourbillon. Sans cris ni trêve, chassée par la raison. Elle se sent comme dans un ballon. Qu’explose cette bulle de passion! Courir. Rêver. Sourire. Danser. Mentir. Jouer. Partir. Rester. Une torpeur passagère dans le creux de ses yeux, une lumière étrange autour de ses voeux. Elle est la reine de ses lieux, pourtant on lui refuse encore ses utopies. Disparus. Des chimères pour emporter, rêves désillusionnés. Sa vie est un maelström. Sans repère parmi les hommes.

 

Qu’est-elle sensée faire, tourner?

Torpeur passagère

Publié dans art le juin 25, 2008 par lepapillonbleu

Et. puis. alors.

Publié dans art, poésie le juin 17, 2008 par lepapillonbleu

L’envie d’être seule

Blottie contre les autres

Tu sens ta peur monter

Du fond des eaux

 

Et

 

L’envie d’être belle

Blottie contre leur peau

Tu sens ton cœur couler

Au fond des os

 

Puis

 

L’envie d’être jeune

Serrée contre ta peau

Tu sens tes pleurs couler

Au fond des fardeaux

 

Et

 

Le désir t’émerveille

Agrippée à ses ailes

Ton sang palpite

Au creux des os

 

Puis

 

Le désir t’abandonne

Agrippé à tes yeux

Tes pleurs s’agitent

Au creux des eaux

 

Alors

 

Le désir te gruge

Accroché à tes vœux

Ton cœur s’évite

Au creux des fardeaux

 

 

Le journal de Mlle A. (V)

Publié dans art, récits le juin 10, 2008 par lepapillonbleu

Mlle A. se sent légèrement perdue. Ce serait-elle trompée de chemin? A-t-elle commis une erreur de jugement entre les pensées sorties de sa tête et celles émises par son cœur? Elle a l’impression d’avoir été dupée par je ne sais quoi. Ne pouvant supporter l’attente d’ouvrir le tiroir avec sa nouvelle clef, elle s’est rendue compte que celle-ci ne fonctionnait pas. Le tiroir « présent et autres imprévus » est toujours fermé. Mais Mlle A. a la tête dure…elle finira bien par trouver comment l’ouvrir.

 

Retour

Publié dans art, vie le juin 9, 2008 par lepapillonbleu

Ça y est, crayons et pinceaux sont de retour! Pour tenter de personnaliser un peu plus les billets que je metterai ici, je tenterai de mettre une image personnalisée comme je l’ai fait lors des débuts de ce blog.

Comme des châteaux de sable

Publié dans fiction, récits le juin 5, 2008 par lepapillonbleu

Je me souviens de la première fois où je t’ai vu. Je suis arrivée en courant, un peu essoufflée, un peu déboussolée. Je me suis assise et tu m’as regardé. Il avait plu dehors. C’en était fait de mes rêves de châteaux de sable sur le bord de l’eau. Alors, dans la cabane près de la mer, on a parlé, on s’est raconté des bouts de nos vies, plusieurs fois on s’est souri, comme pour approuver qu’on appréciait le récit de l’autre. Je me souviens avoir dû partir quelques heures plus tard, on m’attendait à la maison. Mais je t’avais quitté avec le petit espoir de te revoir bientôt. Puis, j’ai souvenir d’être retourné sur cette même plage lorsque le soleil pointa enfin son nez, quelque jours après. Tu étais là. On s’est amusé à bâtir des châteaux de sable que l’eau de la mer engloutissait aussitôt. On s’échangeait nos idées, nos pensées, nos rêves…Tu me faisais du bien. Tu me permettais de croire en quelque chose que je croyais disparu en moi.

Quelques journées comme celles-ci ont passés, puis tu semblais venir moins souvent. Je me suis mise à douter de mes pensées et de tes intentions envers moi, puis à croire que comme nos châteaux de sable tu avais disparu, emporté par une mer quelconque. Mais tu es quand même revenu, un jour de pluie. J’étais assise dans la cabane. Tu es arrivé en courant, un peu essoufflé, tu me semblais un peu déboussolé. Quand tu m’as regardé dans les yeux, j’ai vu qu’il y avait quelque chose de changée. Tu m’as dit que je ne pouvais pas faire partie de ta vie, il y avait quelqu’un d’autre dans ton coeur. Je ne t’ai rien dit. Tranquillement, tu m’as raccompagné chez moi et tu as disparu. Je me suis retournée. Ce soir-là j’ai béni la pluie d’avoir caché l’eau de mes yeux tombé sur mes joues.

La météo annonce…

Publié dans pensées, vie le juin 4, 2008 par lepapillonbleu

Je ne sais pas si vous êtes comme moi et attendez impatiemment la venue de l’été? Patience, ça s’en vient d’ici jeudi il parait. La chaleur du soleil me manque. Sa lumière et son énergie bénéfique. J’aime bien la pluie…mais là ce mois de mai commence à miner mon moral.

 

Bilan du 4e café-blog

Publié dans vie le juin 2, 2008 par lepapillonbleu

Pour la deuxième fois, j’ai participé à la rencontre mensuelle qu’est le café-blog et encore une fois j’ai adoré mon expérience. La générosité, l’écoute, l’ouverture et la gentillesse des gens étaient encore une fois au rendez-vous, de quoi faire de cet après-midi pluvieux une jolie journée ensoleillée dans le local de l’espace vide..qui était loin d’être vide, mais plutôt pleine de chaleur humaine, de fous rires et de pleurs.

merci à vous tous pour ces beaux moments partagés

Vous pouvez lire le texte que j’y ai présenté ici (http://lepapillonbleu.wordpress.com/2007/05/27/ma-derniere-declaration-damour/) l’histoire d’une vieille femme sur son lit de mort que j’avais écrit il y a déjà de cela un an, mais que j’avais envie de lire et de partager.

lien vers le site : http://www.cafe-blogs.blogspot.com/

photo de ElPadawan :)

Et si on construisait un pont?

Publié dans fiction, récits le mai 31, 2008 par lepapillonbleu

Elle : Pourquoi tu ne me regardes pas dans les yeux?

 

Lui : Parce que j’ai peur de ce que je pourrais y découvrir…

 

Elle : Je ne crois pas non. Je crois plutôt que tu as peur que j’y découvre quelque chose.

 

Lui : Pourquoi dis-tu ça, tu me connais à peine. Tu vois…peut-être que c’est l’effet de ton regard qui m’intime. À chaque fois que tu me regardes j’ai l’impression que je deviens transparent, comme si tu lisais en moi…tu sais, ça me fait peur des fois. J’ai l’impression que je pourrais te décevoir. Et je ne m’en remettrais pas.

 

Elle : Tu sais…ça me fait peur moi aussi.

 

Lui : Alors pourquoi tu le fais?

 

Elle : Parce que si on ne fait jamais face à ses peurs dans la vie, on n’avance pas, on reste bloqué devant la rivière sans jamais pouvoir la traverser parce qu’on ose pas penser qu’on pourrait un jour y construire un pont et aller voir ce qui se trouve de l’autre côté.

 

Lui : Et si jamais il n’y avait rien de l’autre côté?

 

Elle : Tu ne le sauras jamais si tu n’y vas pas. Tu ne dois pas t’empêcher de vivre des choses par peur d’être déçu par la suite.

 

Lui : Tu as sûrement raison, oui…

 

Elle : Tu as toujours un mais…

 

Lui : parce que je ne sais pas ce qu’est la vérité

 

Elle : Elle est partout et nulle part à la fois. La vérité absolue n’est pas. Seules les réalités et les points de vue sont. Tu finiras bien par trouver le chemin qui te mèneras vers tes propres vérités.

 

Lui : mais je ne sais pas par où commencer

 

Elle : Commence par me faire confiance

 

Lui : mais je le fais déjà…et puis après?

 

Elle : quand je te parlerai, tu n’auras qu’à me regarder dans les yeux…

 

 

 

Un moment

Publié dans art, pensées le mai 26, 2008 par lepapillonbleu

Il y a des moments comme ça vous savez où le cœur tire tellement qu’on peine à respirer. On ne sait pas pourquoi, mais ça vous prend sans vous avertir, puis ça arrive comme par surprise. Parfois on a mal, tellement qu’on voudrait pouvoir sortir de soi-même parce qu’on sent qu’on ne peut plus tirer vers l’extérieur sans que ça explose. Dans ces moments je cherche l’apaisement de la nature, ce contact avec la réalité. J’ai besoin de sentir le vent sur mes joues, remplir mes poumons du réel. Laisser l’air circuler de mes narines à mes pieds, puis remonter à ma tête, pour aérer mes pensées. Alors je marche sans m’arrêter. Le soir est vide de passants, enfin presque vide. Je me sens quasiment seule dans ces ruelles, à défaut des autos qui passent quelques fois près de moi. J’ai des contradictions; je veux marcher, puis courir, m’asseoir puis me coucher, me coucher sur un banc et regarder le ciel sans étoiles de cette nuit d’un noir un peu pâle. Je m’assoies, je respire un peu, tranquillement, l’air frais de la nuit. J’ai envie de pleurer et pourtant j’ignore pourquoi. J’ai cet amour de vivre comme ce désespoir de vivre. L’un n’allant pas sans l’autre comme le disait Camus. J’aime cette vie plus que je peux la détester parce qu’il y a plus de belles choses en elle que de mauvaises, tout comme l’humain d’ailleurs, mais j’ai peur qu’elle s’arrête à tout moment, sans prévenir, laissant le vide derrière moi. Elle est si fragile, si imprévisible. Je veux tout de même apprendre à aimer. Comme si c’était la première fois, comme si c’était la dernière fois. Je navigue dans une bulle, ne sachant pas trop la piloter, j’ai peur de rentrer dans un mur, de me tromper, et que sa peau si fragile éclate et tombe en fine pluie sur le sol, me laissant ses dernières gouttes d’eau froides au visage pour cacher les larmes qui auraient pu s’y glisser. Je veux que ma bulle navigue vers le soleil, je veux que mon cœur soit réchauffé et mes larmes séchées de chaleur, ma peau brûlée de bonheur. Laisse-moi croire qu’un jour j’atteindrai un de tes rayons et que je pourrai le diviser en petits morceaux à donner aux gens autour de moi pour qu’ils puissent suivrent la lumière dans la nuit lorsqu’elle devient trop noire. J’aurais envie de te donner un morceau de lumière, est-ce que tu le voudrais?